
Robert Rochefort, député européen et vice-président du MoDem, a répondu ce jeudi aux questions du quotidien « Les Echos ».
À quoi attribuez-vous le durcissement du conflit sur les retraites ?
Cette réforme n’est pas acceptée mais, en même temps, la mobilisation n’a pas comme mot d’ordre de la retirer purement et simplement. C’est quasiment la première fois que l’opinion a le sentiment qu’il faut vraiment une réforme des retraites et accepte l’idée qu’il faudra travailler plus longtemps. Le problème, c’est qu’on a à nouveau confondu la capacité à faire cette réforme avec un pur acte d’autoritarisme. Cet autoritarisme du pouvoir ne fait pas confiance au dialogue sincère et constructif entre partenaires et, surtout, il veut aller plus loin que le point d’équilibre possible pour montrer sa force. La ressemblance est incontestable avec le CPE. Après avoir fait passer le CNE, Dominique de Villepin a voulu le CPE et ça a cassé. Nicolas Sarkozy pouvait faire passer le report à 62 ans mais, en ajoutant la borne des 67 ans, il s’est mis dos au mur en cristallisant toutes les oppositions.
La France est-elle impossible à réformer ?
Je suis convaincu du contraire, mais c’est compliqué. A chaque fois qu’il y a une réforme significative, l’ensemble des angoisses accumulées de la société se réveille. La violence qui apparaît dans certaines manifestations est le fruit de ce malaise qui s’est installé au fil du temps. Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy paie beaucoup de blocages accumulés, certains de son fait, d’autres qui lui sont antérieurs. Le sentiment d’injustice, qui est très grand, s’est installé avant lui, même s’il n’a pas réussi à l’atténuer -il s’est même amplifié, souvent à juste titre.
dominique-de-villepin, Modem, nicolas-sarkozy

Bayrou est le valet de sarko ! Il ne sera jamais président !
Moi je crois que sarko le fait chanter ? Ou il a fait une connerie ? Ou alors ils ont bien été amants homos ?