Jean Peyrelevade, vice-président du Mouvement Démocrate répond aux questions posées par Valeurs Actuelles sur la relance

14 décembre 20080 Commentaires

Doit-on laisser filer les déficits pour soutenir l’économie ? Faut-il aider les entreprises, doper le pouvoir d’achat ou laisser les excès d’hier se corriger d’eux-mêmes ? Quelles leçons tirer des expériences passées ? Au moment où Nicolas Sarkozy présente un plan de relance de 26 milliards d’euros, Jean Peyrelevade, vice-président du MoDem, mais aussi banquier et économiste, et le professeur Jacques Marseille, pourfendeur des gaspillages de l’État, débattent de l’opportunité des dépenses publiques pour stimuler l’activité économique et combattre la récession. Jean Peyrelevade juge légitime l’intervention de l’État en ces temps d’exception. mais déplore les maigres possibilités de relance laissées par des années de gestion laxiste des finances publiques. Il s’inquiète également des faibles marges de nos entreprises. Jacques Marseille ne se fait guère d’illusion sur l’efficacité de l’intervention de l’État dans l’économie. Les députés redoutent la situation dans laquelle se trouvera la France en 2011, au moment où s’engagera la campagne électorale, quand il faudra réduire un déficit porté à 4 % du PIB. A priori, nos intervenants sont d’accord sur un point : une relance par la consommation, que Jean Peyrelevade qualifie d’erreur historique dans son dernier livre, serait inappropriée à la situation française. Prioritairement tourné vers l’entreprise, l’investissement et le logement, le plan de Nicolas Sarkozy ne les choque pas, même s’ils en contestent l’ampleur et en critiquent les détails.

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