Lundi 5 février 2007 par François Ravaillac
Depuis quelques semaines François Bayrou paraît enfin avoir trouvé son créneau : la lutte « contre les puissances de l’argent »
Il est parti en croisade contre TF1 et M6, une pincée de scandale sur le plateau de l’institutrice Claire Chazal, « l’insurgé » du parti démocrate-chrétien fait désormais flèches de tout bois, fustigeant ici « la République des fiches » dans l’affaire des RG, là, un « deux poids deux mesures » pour le scooter du fils Sarko.
À en croire les instituts de sondage, ça marche et ces derniers de hisser le béarnais au rang de « troisième homme » voire de dragon affrontant Sarkozy au deuxième tour, en cas de grosse fatigue de Ségolène. Les mêmes sondeurs avaient donné en 1995 Balladur vainqueur haut la main de la présidentielle avant le premier tour.
À l’époque, ce n’est pas si vieux, Bayrou ne fustigeait ni TF1, ni « le mur de l’argent » mais menait campagne de concert avec le groupe Bouygues en faveur de Ballamou et aussi d’un certain Sarkozy appelé à devenir Premier ministre en cas de victoire.
L’adversaire de l’époque s’appelait Jacques Chirac et son programme contre « la fracture sociale ». Ministre de l’éducation, Bayrou avait tenté de réformer la loi Falloux au profit de l’école privée et défendait le « SMIG jeune ». De quoi mesurer le chemin parcouru par le patron de l’UDF, farouche militant anti-CPE.
Mieux, ce chrétien affirmé, milite désormais pour une « union civile » célébrée « en mairie » (sic) autrement dit pour le mariage gay, comme il est favorable à « l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe » (re-sic).
Encore plus fort, à la mort de Jean-Paul II, tandis qu’à la Havane le leader Maximo décrétait trois jours de deuil national, qu’à Rabat le commandeur des croyants en faisait autant, notre démocrate-chrétien assurait qu’il n’aurait « certainement pas fait mettre les drapeaux en berne ».
Si depuis Henri IV, autre fameux béarnais, on sait comment Paris vaut bien une messe, on peine toutefois à s’y retrouver à l’auberge espagnole du « ni droite ni gauche » de l’ami Bayrou.
Une anecdote pour conclure. Un soir d’hiver, en novembre 2002 à la Cagouille, table réputée du quartier Montparnasse où François Mitterrand avait son rond de serviette, la table « du Président » est précisément occupée par Serge Dassault, Rudy Roussillon son conseiller de presse et deux journalistes du Point. Dans un autre coin du restaurant, François Bayrou, sa fidèle Marielle de Sarnez et une petite troupe de l’UDF se remettent – chaudement – des émotions de la journée. Ni bonjour, ni rien, voilà notre Bayrou qui subitement déboule, s’assoit d’autorité à la table de l’avionneur, commande une bouteille, tout en saisissant le bras de Serge Dassault.
« Ah Monsieur Dassault, comme je suis content de vous voir ! Mais pourquoi parlez-vous jamais de moi dans vos journaux ! ? Vous savez, je connaissais très bien votre père….
Et puis j’adorais visiter vos usines ah oui vraiment … Et puis dites- moi, savez-vous que j’élève des chevaux ? Quand est-ce que vous allez m’acheter des chevaux, hein Monsieur Dassault ? »
Silence de plomb autour table . Côté journalistes où l’on a négocié ce rendez-vous de longue date une même pensée fuse « Merde ! Ce con-là va nous casser le coup ! »
Du côté de l’industrie, durant tout le numéro de Bayrou, Serge Dassault n’a pas levé la tête de son assiette.
Le silence revenu, sans un regard pour le patron de l’UDF il s’adresse alors à Roussillon :
« Ben pour la visite de l’usine, ça ne devrait pas être trop difficile. Pour les chevaux, on doit me confondre avec Lagardère. »
Fin de l’entretien.
francois-bayrou, jacques-chirac, marielle-de-sarnez

Bayrou est un ILLUSIONISTE chargé par Sarko de piller les voix de gauche !
Mais il va payer dans les urnes son culot !
VOTEZ UTILE, VOTEZ ROYAL !
Ce type fonctionne à voile et à vapeur. Quand je lis qui est son dernier soutien en date, je meurs de rire devant mon écran : Azouz Begag, un musulman naturalisé qui s’imagine qu’il va entraîner les votes de ses correligionnaires vers la droite pour épargner sa virilité en ne votant pas pour une femme.
Donnez leur la liberté, ils ne sauront qu’en faire.
Il est ouvert et suit une ligne bien définie, c’est ça qui te défrise non ? :p
Désolé pour François… Ravaillac !
Il n’a pas tout compris, c’est dommage pour quelqu’un qui passe pour un intello (dumoins, pour la droite, déjà une grenouille est intello)
Bayrou ressemble à beaucoup de nos défauts. Il est provincial , au sens péjoratif du mot, et parisien dans ce qu’il y a de pire. Ambitieux, médiocre et satisfait de ses études, sans curioisté intellectuelle. Quant à son Henri IV, c’est une supercherie, bien sûr…Mesquin. C’est assez horrible, mais il y a un risque.
Argumentaire éculé, je ne réponds plus…
Si vous aviez au moins le courage de vous renseigner sur le personnage, son histoire, ses valeurs, ses convictions, son évolution, ses prises de position…, alors là peut-être que vous vous rendriez compte des âneries que vous racontez !
Le problème, c’est que toutes ces remarques ne sont que partisanes et que vous vous contentez de réciter comme des gros veaux ce qu’on vous a dit de dire, donc ça n’a tout simplement aucun intérêt !
Vous ne faîtes qu’un pâle étalage de votre inculture…
Donc, ça ne sert à rien de débattre !
Tu aurais pû trouver plus vieux comme article ?
De plus, je ne vois pas le rapport entre ton titre et l’article.
Oui Bayrou a changé d’avis, ça fait 5 ans qu’il le dit, serais-tu malentendant ?
» A l’époque », « Anecdote de 2002″
un conseil, arrête de vivre dans le passé, et tu comprendras mieux ce qui se passe autour de toi