Temps partiel
La flexibilité du temps de travail a été présentée au cours des dernières années comme est une nécessité économique pour améliorer la réactivité des entreprises, notamment dans le cadre de la mondialisation sans en alourdir leurs charges.
Cette nécessité reste à prouver dans de nombreux domaines de l’activité économique et la flexibilité obtenue restera, si même plus poussée, de toutes façons nettement insuffisante pour assurer leur compétitivité internationale.
Le recours désormais systématique à presque toutes les formes de flexibilité du temps de travail- temps partiel, temps éclaté, horaires variables et/ou très décalés ont des effets dévastateurs
pour les salariés concernés :
- désorganisation de leur vie sociale, familiale,…
- limitation de leur revenu à un niveau inférieur à un minimum décent, voire vital,
- impossibilité d’obtenir crédit, emploi complémentaire ,…
pour l’ensemble des salariés, en créant une menace concurrentielle forte pour la sauvegarde de leurs conditions financières de travail,
pour la collectivité nationale en lui faisant assumer les réductions de charges obtenues par les entreprises.
Cette situation est vraisemblablement l’une des principales trappes à pauvreté du système français. Par effet de spirale elle menace l’ensemble des salariés et la cohésion de la société .
La perte de dignité et la dévalorisation inévitable de la valeur du travail qu’elle entraîne constituent d’autre part les ferments de la désagrégation du lien social propice aux pires aventures morales et politiques.
La flexibilité des temps de travail est néanmoins dans de nombreux cas une nécessité économique, voire d’adaptation aux besoins de la société française moderne.
Elle doit cependant rester limitée à ces besoins et ne plus prendre les salariés en otage et les transformer progressivement en travailleurs pauvres et assistés systématiquement par la collectivité.
Je suggère donc la mise en oeuvre simultanée
- de la libérisation aussi poussée que possible de l’encadrement réglementaire du temps de travail – durées maximum et organisation temporelle,
- En contrepartie du renchérissement très fort du coût de la flexibilité – emplois à temps partiel, temps éclaté ( coupure journalière supérieure à 2 heures), travail de nuit, les jours fériés, horaires très décalés ou très irréguliers…
Cette contrepartie doit bénéficier
- aux salariés directement concernés en majorant suffisamment leur revenu net,
- à l’ensemble des salariés et à la collectivité en majorant la part patronale des cotisations sociales.
Pour obtenir les résultats recherchés il est indispensable que le coût des formes flexibles du travail s’avère bien entendu dissuasif : toute mesure trop tempérée, ne conduirait qu’à des adaptations rapides des entreprises avec en prime les inévitables et bien françaises usines à gaz telles que nous les aimons malheureusement beaucoup.
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Cher monsieur, N'y-a-t-il pas contradiction: dans vos propos ?parler en même temps du fameux "modèle français"
Le peuple français désespère. Mais pourquoi ne venez vous pas a VAULX en VELIn le 7
Je suis d'accord avec vos diverses propositions . Il est vrai que Nicolas Sarkozy n'a
J'au écouté son programme sur LCP , l'autre jour , même si c'est un Béarnais
Bonjour Monsieur le Ministre et j'espère bientôt Monsieur le Président. Que pensez-vous de la loi sur