Le troisième homme qui se voyait en haut de laffiche
Ceux qui ont en mémoire les résultats du premier tour de lélection présidentielle de dimanche dernier doivent être sacrément déboussolés. Car en effet, depuis ce début de semaine, journaux, radios et chaînes de télévision semblent ne se focaliser que sur un seul homme, qui plus est un candidat défait dès le premier tour. Cette nouvelle star des médias nest autre que François Bayrou, leader de la future-ex UDF, en passe de devenir le Parti Démocrate.
Fort de ses plus de 18% de suffrages au premier tour, le centriste est sorti de ce scrutin tout auréolé. Un statut légitime à laune du fait que son électorat du 22 avril jouera un rôle décisif dans lattribution de la présidence.
Cependant, la nouvelle démarche de Bayrou a de quoi froisser, et ce pour diverses raisons. Tout dabord, sous prétexte davoir sous la main quelques 7 millions délecteurs, le troisième homme de ce cru 2007 simpose de lui-même comme larbitre du second tour, exigeant par ailleurs la présence de la télévision afin de retransmettre le dialogue que la candidate socialiste Ségolène Royal rêve davoir avec lui. Selon lui, un tel débat a pour vocation dêtre vu par tous les Français.
Altruisme sincère de la part de Bayrou ou tout simplement ego grandissant? Si le score de ce dernier a été plus que remarquable dimanche dernier, il ne lui a pas suffit pour se qualifier. Par conséquent, bien quil affirme et clame nagir que pour lintérêt général des Français, plus de 80% des électeurs nont pas souhaité voter pour lui. 80% du corps électoral qui, de ce fait, ne souhaite pas forcément lentendre quotidiennement prodiguer la morale aux deux finalistes.
Mais la perception quil a de lui-même ne savère pas être lunique métamorphose de Bayrou. Mercredi, lors de sa conférence de presse, il a clairement modifié sa ligne dattaque. Alternant les critiques à lencontre des deux derniers candidats en lice pendant la campagne, il sest attelé devant les caméras à un véritable réquisitoire, dépeignant un portrait au vitriole du candidat UMP Nicolas Sarkozy. Dans son diagnostic, Bayrou lui reprochait entre autres son arrogance et son ton menaçant. Toutefois, lorsquun homme lui a demandé pourquoi avoir opté pour une position moins neutre au cours de son intervention, le centriste a voulu connaître le journal pour lequel le questionneur travaillait. Ce dernier ayant avoué ne pas être journaliste, Bayrou lui a rétorqué quil assistait « à une conférence de presse » et la de suite ignoré. Nest-ce pas là signe darrogance, de mépris?
Depuis sa récente mue politique, François Bayrou semble donc pêcher vis-à -vis des symptômes que ses discours sacharnaient à dénoncer : arrogance, régime des partis politiques, puissances médiatiques partiales, … La gloire na donc pas que du bon. Un voyage en eaux troubles qui risque sérieusement de faire perdre à cet homme auto-proclamé “candidat du renouveau†sa véritable nature.
Article issu du www.leblog-politique.fr
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Commentaire auquel j’adhère totalement. Il n’y a rien
Je souscris entièrement
Pour commencer par un peu de provocation, je dirais que si l’on considère que quelqu’un qui n’a pas passé le premier tour d’une élection ne doit pas intervenir entre les deux tour (c’est une forme de rigueur morale, quelque part), et qu’on se permet de le « remettre
Ma foi chers amis de l’UMP si vous n’avez pas envie que l’on vote pour vous, mepriser le fait que nous soyons 7 millions