Espoirs déçus par la gauche française d’aujourd’hui
« Sympathisants ou militants de gauche, nous sommes de gauche et nous avons toujours votez clairement à gauche dans notre passé. Nous avons fait notre deuil ou n’avons jamais cru à une politique de lutte contre les inégalités s’opposant ou n’intégrant pas les données d’une économie libérale et ouverte sur le monde. Nous nous opposons à une société n’offrant pas la garantie à chacun des conditions dignes d’existence et la capacité de vivre sans assistance. Soucieux pour les générations futures, nous sommes convaincus que le rétablissement de nos finances publiques est une priorité sociale. En effet l’endettement et le déficit structurel de fonctionnement de l’Etat et des régimes de protection sociale mettent en péril toute possibilité d’intervention publique demain. De plus, ils affectent une partie des ressources publiques actuelles au paiement d’intérêts colossaux pour le bénéfice de ceux qui les financent, ils constituent ainsi une source immédiate d’inégalité. Pro-Européens, fédéralistes, nous considérons qu’au-delà du refus du traité par référendum en 2005, que cette Europe ne peut se construire que pour et avec les peuples. Nous comprenons aussi le refus exprimé durant le référendum de 2005 de mettre sur le même plan juridique et symbolique l’organisation des institutions européennes et les valeurs fondamentales de l’Union (partie I et II) avec les politiques très controversées de l’Union (Parie III) . Nous sommes déçus par la démagogie tant à droite qu’à gauche qui consiste à faire porter la responsabilité du manque de compétitivité internationale en France par une politique de l’euro fort de la banque centrale européenne alors que d’autre pays de l’Eurozone affichent une meilleur croissance et une balance commerciale largement excédentaire. Nous espérions que l’émergence de Ségolène Royale en 2006 eut été annonciateur d’une époque nouvelle à gauche oà ¹ le renouvellement des dirigeants et la modernisation était devenu une nécessité absolue. Nous nous sommes réjouis de la défaite à l’élection interne de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn qui incarnaient un ancien régime sûr de lui-même, présomptueux ou archaïque. Nous regrettons aujourd’hui qu’au delà des aménagements en matière environnementale cette chance de changement en profondeur à gauche n’aie pas été saisie réellement. Nous jugeons actuellement que Ségolène Royale constitue davantage une icône d’une unité de façade masquant de profondes divisions internes non résolues. Nous déplorons le sexisme dans l’affirmation implicite que le seul fait d’être femme conduit à faire de la politique autrement et que l’élection d’une femme à la Présidence de la République soit un symbole de modernité. Nous nous attristons des grosses ficelles du marketing politiques encore déployées par certains candidats dont celui du PS comme ces voyages à l’étranger ou ces discours formatés et adaptés à un consumérisme politique aucunement dénoncé. Nous regrettons le détournement de l’idée de démocratie participative quand elle n’a pour finalité que les élections présidentielles et quand relève donc davantage d’une vitrine plutôt que d’une réponse appropriée face aux défaillances de la démocratie représentative et de la citoyenneté. Nous avons pris acte de la nomination dans l’équipe de campagne de Ségolène Royale des principaux protagonistes des élections en avril 2002. Nous sommes même surpris qu’une candidate n’aie pas mesuré ce que cela signifiait comme retour au passé et d’inertie. Nous avons perdus tout espoir que ce Parti Socialiste puisse un jour réaliser son aggiornamento et se réformer. A tous ceux qui ont eu l’espoir ou ont même tenté vainement de réformer la gauche, nous appelons à ne pas accepter cet état de fait. Conscients que François Bayrou ne mènera pas tout seul le pays vers les réformes nécessaires et que celles-ci ne se feront pas contre tout une partie du pays et devront se faire au prix de compromis et d’un consensus , nous ne voulons pas abandonner pour autant le pays à une droite populiste, conservatrice et ultra-libérale qu’incarne Nicolas Sarkozy. C’est pourquoi nous considérons que ces élections présidentielles et la seule occasion de pouvoir marquer à nouveau notre désapprobation et qu’un nouveau tremblement de terre tel que l’arrivée en troisième position du candidat PS est plus que nécessaire. Nous soulignons aussi que le combat pour la lutte contre les inégalités pour la promotion d’un modèle social privilégiant la dignité de la personne humaine ne sera pas repporté pour cinq ans mais seulement jusqu’aux élections législatives dont l’enjeu pour la détermination du pouvoir effectif sera dès lors bien plus important que les présidentielles. Nous rappelons aussi que dans l’esprit de la constitution les élections présidentielles ont une grande portée symbolique et qu’elles ont pour but d’élire un homme à des fonctions et non un parti ou un programme de gouvernement. Au delà des opinions politiques, nous sommes convaincus des valeurs d’humanité et des qualités personnelles de François Bayrou. Nous appelons dès aujourd’hui à la mobilisation en faveur de ce candidat plus proche de nos idées, la seule alternative à nos espoirs déçus par la gauche française d’aujourd’hui. »
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C'est le peuple qui choisit ses representants. Aujourd'hui le peuple doute de ceux-ci, il
Cher monsieur, N'y-a-t-il pas contradiction: dans vos propos ?parler en même temps du fameux "modèle français"
Le peuple français désespère. Mais pourquoi ne venez vous pas a VAULX en VELIn le 7
Je suis d'accord avec vos diverses propositions . Il est vrai que Nicolas Sarkozy n'a
J'au écouté son programme sur LCP , l'autre jour , même si c'est un Béarnais