Les parlementaires UDF se réunissent à Arras. Ils ne sont pas tous daccord avec votre position à légard de lUMP…
Dans toutes les familles politiques, il y a des sensibilités et il est normal quelles sexpriment. LUDF est dans une démarche dindépendance. Elle soutient le gouvernement quand il fait de bonnes choses, elle soppose quand il ne va pas dans le bon sens. Cela ne fait aucune difficulté entre les membres de lUDF.
Avec Gilles de Robien tout de même !
Il y a eu entre nous un conflit : lindépendance à légard du gouvernement et de lUMP. Ce conflit est maintenant derrière nous. Ma démarche est une démarche de rassemblement et de fédération des différentes sensibilités politiques françaises. Si je parle avec Michel Rocard et Michel Barnier, il ny a pas de raisons que je ne puisse pas parler avec Gilles de Robien ! Je nentretiens pas de rancune. Pour moi, jai des convictions fortes, jassume y compris les conflits, mais les portes sont toujours ouvertes.
Cette démarche dindépendance est-elle comprise par lélecteur centriste ?
En France, les citoyens qui nont pas partagé les choix du gouvernement et qui, pour autant, ne se reconnaissent pas dans la démarche du Parti socialiste, sont majoritaires. Ceux-là rêvent dun changement. Il faut donc un mouvement politique pour exprimer leurs attentes. Ce centre indépendant, tolérant et ouvert que nous construisons portera leurs espoirs.
Cela ne se traduit guère dans les sondages…
Lorsquil sest déclaré dans votre journal en 1994, Jacques Chirac nétait quà 11 % ! Les sondages ne mesurent que lopinion de ceux qui leur répondent. Un grand nombre de Français se taisent. Pourquoi les sondages se trompent-ils à chaque élection ? Ce nest pas par mauvaise intention. Cest parce que limmense majorité des Français, soit nont pas encore fixé leur opinion, soit nexpriment pas ce quils ressentent. Cest eux qui font les grandes évolutions de lopinion. On le vérifiera encore cette fois.
Pour vous, il y a donc un espace pour le centre ?
Cest le seul moyen de changer lapproche de la politique en France. LUMP, on connaît, le PS, on connaît, et à chaque élection les Français disent quils ne sont pas satisfaits de laction de ces partis lorsquils sont au pouvoir. La différence du centre, cest de dire : nous pouvons travailler avec des gens raisonnables, même sils ne sont pas de notre bord. Et nous sommes les seuls à le dire. Cette idée, qui est appliquée dans chacune des petites communes de France, entraîne en fait un changement profond. Sur un contrat clair, signé devant les Français, avançons !
Que mettez-vous dans ce contrat ?
Premièrement, la priorité à là‰ducation car cest là que se forge lavenir. Deuxièmement, une politique sérieuse de lutte contre la dette. Troisièmement, une politique de soutien à la petite entreprise avec lidée que chacune puisse créer deux emplois nouveaux sans charges. Quatrièmement, la lutte contre lexclusion, en proposant une activité à toute personne valide en chômage de longue durée ou au RMI. Cinquièmement, une politique pour le climat rigoureuse. Et sixièmement, une Europe qui marche car la France ne peut changer seule le climat de la planète !
Ségolène Royal ne cherche-elle pas elle aussi à dépasser le clivage droite – gauche ?
Pour linstant, elle dit et répète que son projet est celui du PS. Mais si quelquun fait bouger les lignes, cest intéressant. Cela reste à vérifier.
Sur le pouvoir dachat, thème prioritaire aujourdhui, que proposez-vous ?
Le leader qui dira quon peut améliorer les salaires sans sattaquer aux causes, quon peut gagner plus sans rien changer, celui-là est un menteur. Il faudra rendre aux salariés la part du salaire consacrée aux charges sociales et trouver une autre base pour les charges. Certains sont pour une TVA sociale, dautres comme moi réfléchissent à un déplacement sur plusieurs années vers les carburants, ou vers une taxe sur les mouvements financiers. Il faudra dabord rendre aux heures supplémentaires leur capacité daméliorer les fins de mois ; faire en sorte quelles rapportent plus aux salariés sans coûter plus aux entreprises en jouant sur les charges sociales qui les frappent.
Vous avez mis en cause le rôle des médias dans la campagne.
Je constate quil y a une pression formidable des médias pour un choix préfabriqué, Sarko-Ségo. On a un problème de démocratie dans notre pays.
la question que je pose est celle de la séparation entre là‰tat et les grandes influences médiatiques et financières, question quil faut traiter par la loi comme tous les autres pays démocratiques. Il y a pour moi une règle simple : les entreprises en affaires avec là‰tat ne doivent pas être en même temps des groupes de presse.
LUMP du Nord a annoncé quelle présenterait quoi quil arrive un candidat contre le député-maire dHem, Francis Vercamer, passé à lUDF…
Francis Vercamer est un député remarquable, compétent, passionné de sa ville, de sa région et de ses concitoyens. Il a, pour moi, un grand avenir. Et comme ce sont les électeurs qui votent, je ne doute pas de leur choix.
gilles-de-robien, jacques-chirac, michel-barnier, parti-socialiste, ps

Paris, an I de la Charia
Si les mandataires dont il est ici question sont aussi ouverts et tolérants qu’ils le disent, ils devraient s’émouvoir de nouvelles comme celles-ci, émanant d’un article de la Dépèche du Midi.
FATWA. UN PHILOSOPHE, PROFESSEUR PRÈS DE TOULOUSE, CIBLE D’ISLAMISTES APRÈS LA PUBLICATION DANS LE FIGARO D’UNE TRIBUNE CONTESTÉE SUR «LES VIOLENCES DE L’ISLAM». ROBERT REDEKER, MIS EN LIEU SÛR SOUS HAUTE PROTECTION, S’EXPLIQUE.
Cet homme est en danger
Exprimez-vous… L’islamisme met-il en danger notre liberté d’expression?
Un philosophe, menacé de mort pour ses écrits sur l’islam, se cache sous haute protection policière. Robert Redeker, qui enseigne au lycée Pierre-Paul Riquet de Saint-Orens de Gameville, près de Toulouse craint pour sa vie et l’affaire commence