19 mai 2006

L’absurdité à la française !

3 Comments Analyses des Bloggers

Monsieur Bayrou,

Je tiens à vous remercier pour votre soutien contre le projet DADVSI. Vous vous affichez comme un homme réaliste et vrai, et cela peu en dispose. Napoléon avait donc raison, l’histoire est un mensonge que personne ne conteste…

Je suis chef d’une entreprise d’ingénierie informatique que j’ai créer cela fait maintenant 3 années, travaillant avec les systèmes UNIX et tous le libre s’y rattachant. DADVSI est pour moi un cauchemar, car il menace mon entreprise par la perte de contrats. Certains de mes clients s’interrogent quant à l’avenir du libre et ne désirent plus, pour le moment, continuer dans cette voie.

Je reprends quelques un de mes articles, pour informer ceux qui ne comprennent pas encore très bien ce qu’est réellement DADVSI.

Le projet de loi sur le Droit dAuteur et les Droits Voisins dans la Société de lInformation (DADVSI, transposition dans le droit français dune directive européenne), DADVSI semble avoir été imaginé pour les lobbies du disque et du film, soutenus par les principales firmes du logiciel propriétaire.

Centralisé autour de la  » lutte contre le piratage « , DADVSI permettrait aux industriels du disque et du cinéma dimposer la lecture dune Å“uvre numérique à un contrôle préalable par des Dispositifs de Contrôle dUsage (DCU) ou Digital rights Management (DRM). http://moutons.karma-lab.net/node/10.

En imposant lutilisation des DCU, les lobbies soctroient le droit de bloquer ou de limiter des accès à loeuvre numérique. Demain, il pourrait être interdit de copier un CD / DVD pour son usage privé, de le prêter à un ami, à sa famille, à nos enfants ou de regarder un film et découter de la musique avec un logiciel libre.

Ces dispositifs DCU obligeront les utilisateurs à acheter des logiciels et matériels compatibles et plusieurs CD / DVD dun même genre pour que chacun dans une famille ait le droit de lire une même oeuvre numérique. Il vous faudra aussi accepter lespionnage de votre vie privée par lutilisation de la biométrie et par là même la collecte et la transmission dinformations personnelles via le réseau Internet vers un serveur o๠des milices privées acquiescées par les lobbies procéderont à des vérifications de lutilisation de loeuvre numérique et mèneront en justice ceux qui ne respecteront pas les règles.

Le projet DADVSI prévoit aussi la pénalisation de lutilisation de technologies alternatives permettant de contourner directement ou indirectement les mesures techniques de protection des DCU. En effet, les logiciels libres, dont le code source, par définition, est public, et qui permettent de lire et de diffuser des Å“uvres numériques en contournant les DCU, sont ainsi mis en danger dillégalité : lun des effets  » perverse  » de cette loi, serait donc dexclure les logiciels libres et de remettre en cause légalité des citoyens par lexclusion des plus démunis au droit daccéder à la culture et des conséquences économiques dévastatrices pour nos entreprises, alors quen France, (et dans le monde) le secteur du libre devient un secteur économique à part entière et quil génère de plus en plus demplois.

Les DCU ou DRM sont un système propriétaire que le libre serait techniquement adapter à ses codes source, mais qui pour des raisons de moralités et de licences, ne pourront se réaliser, car le libre est avant tout une distribution gratuite élaborée par des bénévoles répandus dans le monde.

Plus de 164000 Internautes, 900 associations et 210 entreprises ont contesté sur l’Internet l’absurdité du projet de loi DADVSI (Droit dAuteur et les Droits Voisins dans la Société de l’Information, transposition dans le droit français dune directive européenne) a pour objectif de pénaliser le « contournement » des « mesures techniques de protection par des Dispositifs de Contrôle d’Usage (DCU) ou Digital Rights Management (DRM), ces DRM sont assurés par un ensemble de logiciels généralement fournis par un seul et même éditeur (notamment Microsoft®). Aucun responsable sérieux du gouvernement nous a écouté. Le nombre réel de contestation ne pourrait être connu car 46 % des français seulement (dixième place européenne d’après le Monde) sont connectés à l’Internet.
A part Internet, la désinformation Médiatique, la mise en place de DADVSI à Noà«l 2005 et pour Pâque 2006 et les informations mensongères ont entraînées une méconnaissance, une incompréhension et une lassitude de certaines Entreprises, Associations, Internautes et Politiciens sur les conséquences dramatiques d’un tel projet.

Des articles du projet de loi DADVSI nous interdiraient de travailler notamment dans la mise en place des postes de travail Gnu-Linux avec des programmes P2P (impératif sur tout poste de travail pour certains professionnels) et de lecteurs de son vidéo (impératif sur tout poste de travail aussi bien pour les professionnel que pour tout public), alors que nous devrions pouvoir échanger des fichiers librement et lire les oeuvres numériques sur le système d’exploitation de notre choix. Quant aux autres logiciels libres, le flou juridique du projet de loi DADVSI est tel que nous ne savons pas ce qui serait ou pas légal! Pour avoir accès aux oeuvres numériques, ce projet de loi impose l’installation d’un système Microsoft® afin de pouvoir contrôler, l’utilisation de l’oeuvre par son propriétaire.

Pour l’intérêt de certaines personnes du gouvernement, des lobbies et firmes de logiciels propriétaires, la France a prit des décisions irréfléchies sur les conséquences dramatiques économiques présentes et futures, et par là -même nous entraînant dans le chaos.

Nous déplorons l’incompétence et l’insouciance des politiciens et de certains lobbies français pour leurs méthodes archaïques, individualistes et leurs profits personnels au détriment de l’intérêt commun. La France recule face aux technologies de pointe, s’appauvrit culturellement et fabrique de plus en plus de pauvres.

Les administrations françaises et les logiciels libres: en 2003 la Clinique Pasteur équipe 150 postes de travail sous Linux, et prouve désormais que les économies sont aussi au rendez-vous du côté de la maintenance et du support technique. Elle qui, en 2000, avait demandé un audit afin d´évaluer le coût réel de son informatique , n´a pas eu besoin de renouveler l´opération pour ses postes de travail sous Linux : « C´est inutile tellement le gain est évident en termes de coût indirect, qu´il s´agisse du déploiement, de l´administration ou même de la prise en charge des besoins utilisateurs ! », reconnaît volontiers Philippe Grivart, chargé à l´époque de traquer les coûts informatiques cachés. en 2004 le Ministère de l’Agriculture a choisi l’alternative Linux et basculé sur Mandriva Linux Corporate Server 3.0, en 2005 la Mairie de Paris confirme son engagement pour le libre, les ministères français choisissent OpenOffice, la direction générale des impôts abandonne Microsoft® Ofice pour OpenOffice, la gendarmerie nationale passe à OpenOffice, l’informatique de la DGSE, entre Linux et portables durcis , Bercy signe un contrat de 39 millions d’euros pour le libre, comprenant le support et la maintenance des quelque 170 logiciels libres utilisés par quatre des principales directions de Bercy : la DGI (impôts), la Comptabilité publique, les Douanes et la Direction du personnel et de la modernisation de l’administration (DPMA)…

Quelques exemples récents dans le monde: à savoir qu’en 2001 l’armée allemande se débarrasse de Microsoft®, qu’en 2002 la Norvège claque la porte au nez de Microsoft® et préconise l’utilisation exclusive des systèmes UNIX®, en 2005 les asiatiques choisissent de plus en plus Linux comme système d’exploitation, Vienne commence sa migration vers OpenOffice.org et GNU/Linux, l’Autriche a équipé 1800 ordinateurs de son administration en système GNU/Linux Debian, les chemins de fer allemands choisissent Linux, Munich opte pour la distribution Gnu-Linux Debian, et Mannheim (située dans le Bade-Wurtemberg) bascule vers Linux, la poste Tchèque choisit Linux…

Les scientifiques préfèrent les systèmes UNIX®: Les ordinateurs du CERN à Genève tournent sous Linux, Le supercalculateur de la NASA est basé sur Linux, le supercalculateur japonais construit par IBM tourne lui aussi sous Linux, le CEA choisit Bull pour le supercalculateur le plus puissant d’Europe…

Les Asiatiques prennent de l’avance sur L’Europe: le gouvernement chinois poursuit sa collaboration avec la Corée et le Japon pour adapter le noyau Linux au marché asiatique. Premières offres commerciales dans six mois. Loi contre Microsoft® à Taïwan: réduire de 25% leurs achats de produits de Microsoft® pour les prochaines années, peut-on lire dans un article de l’agence de nouvelles informatiques IDG News Service. Cette loi du gouvernement taïwanais suit dans la foulée des gouvernements de plusieurs autres pays asiatiques dont la Chine principal partenaire économique de Taïwan, la Corée du Sud et le Japon choisissent de plus en plus Linux comme système d’exploitation pour les réseaux informatiques gouvernementaux. Les gouvernements, en particulier celui de la Chine, veulent ainsi briser la dépendance économique de leurs pays envers Microsoft® qui y détient bien souvent le monopole des logiciels vendus.

Extrait sur les conséquences de la biométrie de la ligue des droits de lhomme :
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Nous estimons quune telle proposition serait un danger pour la protection de la vie privée des citoyens et résidents de lUnion sans que soit garantie une véritable protection des données. Elle soppose vigoureusement à létablissement dune base centralisée de photographies et dempreintes digitales qui pourraient conduire à une utilisation abusive de données personnelles. En outre, une trop grande confiance dans une technologie, qui reste néanmoins faillible, préoccupe lAssociation européenne pour la défense des droits de lHomme, il y a là un réel danger pour les personnes concernées.

Jai appris à devenir plus pratique et à lécoute de toutes les opinions, même les plus divergentes, car si lon veut ramener soi à une cause juste, ceux qui pensent différemment, il faut avant tout savoir les écouter. Ma petite expérience en matière de communication informatique, ma fait constater quautour de moi, professionnellement ou pas, beaucoup de gens ne savent pas ce que sont les Brevets Logiciels et encore moins ce qui en ce moment fait lactualité, DADVSI.

pour moi, les Brevets Logiciels comme DADVSI ont un point commun qui ne peut être négligeable, celui du même combat pour la défense et le maintien dune culture libre, cest la raison de mon article  » Cest en unissant nos forces que nous gagnerons ! »

Si DADVSI est ratifié, ça sera petit à petit la perte du libre en France et cette culture libre disparaîtra finalement dans les oubliettes de nos petites cellules grises, entraînant dans leur flux, par la même occasion, un despotisme pour les Brevets Logiciels. Bien que lAllemagne semble quatre fois plus active dans ce domaine, ceci restera quand même lobjet dune perte très conséquente quant à lavenir des Brevets Logiciels. DADVSI et les Brevets Logiciels, Les Brevets Logiciels et DADVSI ne font quun.

Aussi au travers de mon article, je fais donc appel à une force commune en expliquant simplement DADVSI pour que tout le monde puisse comprendre, pour avant tout et dans lurgence combattre ce qui pourrait être la cause immédiate dune dictature intellectuelle pour les seuls intérêts financiers de certains lobbies et de firmes de logiciels propriétaires.

Merci.

GYM


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3 Responses to “L’absurdité à la française !”

  1. Répondre Sacripant says:

    Je vous félicite pour votre article…J’espère qu’il amènera beaucoup de personnes

  2. Répondre Cheb Mami says:

    ecouter…

    I Googled for something completely different, but found your page…and have to say thanks. nice read….

  3. Répondre dj DMSR says:

    L’industrie du disque nous ment, nous manipule, le mp3 a tout champoulé, l’iPod a changé les pratiques musicales, les DRM de l’iTunes Music Store ont été imposé par les producteurs pour ralentir la révolution de l’internet. Le P2P fait peur mais il survivra car les jeunes musiciens vont de plus en plus l’utiliser pour leur promotion et ils lèveront le tabou. Le Web 2.0 n’est rien face au web 3.0 où les réseaux privés virtuels

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