Il faut des majorité nouvelles pour la France - France Inter
Posté le 30 mai 2006 par admin
François Bayrou a défendu un autre projet et une autre approche de la politique que celle de lUMP et du PS. Cette approche serait basée sur une majorité parlementaire plus large au service de lintérêt général, elle consisterait à faire travailler ensemble des personnalités compétentes qui ont des étiquettes politiques différentes. François Bayrou a également critiqué le matraquage médiatique autour de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Le président de lUDF estime que les grands groupes industriels et financiers qui contrôlent les principaux médias, veulent orienter les choix des Français en 2007 mais il est convaincu quaprès vingt-cinq années déchecs successifs de la droite et de la gauche, les citoyens nont pas envie de voir les mêmes personnes se succéder au pouvoir.
François Bayrou a répété à plusieurs reprises que lUDF offre aux Français un autre projet et une autre approche de la politique que celle proposée par lUMP et le PS. Il est convaincu que ce deux formations ne peuvent pas en leur sein faire des choix largement soutenus par le peuple français. Le président de lUDF a expliqué que la majorité parlementaire UMP aujourdhui (PS hier) basée sur 20% des voix, est trop étroite : ” on ne peut pas gouverner avec 20% des Français. Il faut une approche dintérêt général “. Pour François Bayrou, la situation impose une autre approche qui consiste à élargir la majorité c’est-à -dire à faire travailler ensemble des gens compétents quel que soit leur étiquette politique dorigine. Ainsi, François Bayrou a expliqué que même si lUDF avait la majorité au Parlement, il réunirait au gouvernement des gens au-delà de sa formation politique : ” on ne peut pas enfermer le destin dun pays dans létat-major dun parti “. Cest ainsi que lUDF a invité lécologiste Nicolas Hulot, Michel Barnier (UMP) et Michel Rocard (PS) à son université dété, trois personnalités quil estime et qui sestiment entre elles selon lui. Deuxième différence dans lapproche politique : François Bayrou a expliqué que les décisions ne seraient plus prises au sommet et imposées par des opérations de communication : ” jaccompagnerais les citoyens dans leur choix “. Enfin, troisième différence dapproche : le président de lUDF définirait un ” projet de développement humain ” car il est convaincu que ” lintérêt économique ne suffit pas à rendre compte de lintérêt général “.
François Bayrou a dénoncé le matraquage médiatique autour du duel Sarkozy-Royal : ” les médias essaient dimposer un second tour auxquels les Français ne sont pas ralliés, ils ont envie dautre chose “. A ses yeux, ce nest pas un hasard si de grands groupes industriels ont choisi davoir des intérêts dans les médias : ” ce sont des puissances considérables qui ont avec lEtat des rapports de client et des rapports dargent, dont la vie et le développement dépendent de la commande publique. Ces groupes ont intérêt à diriger et à orienter les choix futurs des Français afin que leur avenir soit préservé “. François Bayrou pense à des sociétés comme Bouygues, Lagardère et Dassault qui, selon lui, soutiennent la campagne de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, ” les Français sont poussés dans des choix prédéterminés afin que cela soit sans surprise pour leur avenir “. Le président de lUDF estime quaprès vingt-cinq ans déchecs successifs de la droite et de la gauche, cela vaut la peine de se demander sil nexiste pas une autre solution que de mettre à nouveau en place les mêmes personnes. Durant cette période, lUDF a été associée au pouvoir sans être en position de responsabilité : ” jai fait du chemin, jai cru pendant longtemps que lon pouvait changer les choses de lintérieur mais ceux qui détiennent le pouvoir suprême, prennent toutes les décisions “. François Bayrou a expliqué quil pourrait à nouveau faire partie dune majorité à condition quil puisse discuter du programme et dun contrat de gouvernement comme cela se fait dans tous les pays dEurope. Enfin, à quelques jours du début de lexamen du projet de loi sur le secteur de lénergie, le président de lUDF a réitéré son opposition à une privatisation de GDF : il considère que lEtat ne doit pas abandonner la capacité daction quil détient sur le marché du gaz et que la crise de lénergie impose que lEtat propose une stratégie de long terme pour les Français.























