Le BAYROU qui dénonce les hypocrisies, qui veut redonner au débat ses quartiers de noblesse pour faire connaitre la vérité et vaincre les peurs, n’a cessé de s’affirmer, pour moi depuis le moment oà¹, l’été 2005 au « 20e Rencontres de Pétrarque – Sortir de la peur, les moyens politiques », sa première phrase fut « le courage tout d’abord ça se pratique… pas la peine d’en parler !« .
Un courage bien différent de celui de Nicolas SARKOZY qui pratique une magie communicative o๠optimisme et séduction sont principalement au service de la liberté d’entreprendre, mais qui aussi, malgré ses indéniables qualités d’homme d’action, use et abuse de pathos et d’effets réthoriques à base d’hammeçonnage et de sofisme, qui ont réponse à tout ; ou de celui de Ségolène ROYAL qui, lancée dans un changement de conquête très jésuite « perinde ac cadaver » et masqué, pratique la magie rose de l’espoir de dialogues et d’institutions renouvelés, principalement au service de l’égalité, accessoirement au service des plus manipulateurs, en tout cas piloté par un couple qui n’est pas sans rappeler le duo Pierre JUILLET / Marie-France GARAUD qui a ravagé la Ve République.
Longtemps, j’ai craint que ce discours ne soit qu’une façon de se positionner pour dénoncer, comme moults autres, les institutions de la Ve. Le temps passant, j’apprécie de plus en plus la vision de BAYROU et sa finesse. Je suis heureux aussi de son choix de rompre avec la langue de bois et le politiquement correct qui n’est qu’esbroufe ! Quel dommage s’il n’est pas élu !
Je me dis que sa capacité de réflexion, sa connaissance de l’humain, en font le président idéal, surtout quand on entend cette semaine des discours de cet acabit: :
- SARKOZY : « L’état est trop endetté, les Français ne le sont pas assez, …je veux déculpabiliser les Français face à l’endettement, une économie moderne c’est une économie o๠les gens font des projets, qu’on arrête de les pénaliser, qu’on arrête cette société triste, que les jeunes puissent rêver d’être propriétaires de leur logement…« ; pour le contexte voir http://programmes.france2.fr/a-vous-de-juger/26271193-fr.php vers 2h02:30);
- ROYAL, la mort dans l’âme, déclarer qu’au Moyen-Orient, elle n’avait pas entendu …. NAZYA 2 fois, ni l’ambassadeur français d’ailleurs; et si elle avait entendu ella aurait quitté le parlement ! Quel honneur !
BAYROU un grand président ? Sûrement !
Il y manque cependant une prise de hauteur pour préciser son projet en fonction de l’état dans lequel sera notre société, d’ici 50 ans, en se fondant sur ce que tout le monde connait, mais dont personne ne pipe : la démographie de la FRANCE et celle de l’EUROPE face au reste du monde.
Tout particulièrement la montée en masse de citoyens de culture musulmane, probablement majoritaire d’ici 50 ans.
Je reprends la citation qui termine l’ouvrage de Elie BARNAVI « Les religions meurtières« , pour que les lecteurs, la méditent soigneusement et avec prudence.
BARNAVI ayant constaté l’échec des modèles d’intégration français (modèle républicain) et britanique (modèle communautaire), concluait provisoirement que seul le modèle républician est viable.
Un des ses amis, selon ses dire, homme de pensée et d’actions, remarquable arabisant, fin connaisseur du monde musulman, de son histoire, de sa culture, et de ses passions, lui répond sur le thème central de ce livre – sortir de nos conformismes récents et de notre croyance, que parce que nous pensons nos valeurs comme universelles, elles s’imposent de façon évidentes à tout le monde – reprendre une défense active de celles-ci :
« Un combat contre quelque chose peut-il être ‘la grande affaire’ du siècle ? Selon nos projections les plus fiables, si les tendances actuelles persistent, dans les cinquantes prochaines années, peut-être moins, la plupart des citoyens d’un certain nombre de pays européens, dont la France, seront musulmans, ou du moins originaires d’un pays de culture musulmane.
‘La grande affaire’, par conséquent devrait-être de construire quelque chose de nouveau, une nouvelle formule d’identité, d’ordre politique, de développement social et de solidarité humaine, dans une société globalisée dont l’identité culturelle s’est trouvée dramatiquement bouleversée par l’évolution démographique.
Tu n’est pas certain de ressusciter la vieille religion civile républicaine; mais même si ce l’était à quoi bon ? Ce système de valeurs était pertinent pour un société particulière, qui est en train de s’estomper sous nos yeux. Peur-on aller au-delà , vers un nouveau sacre qui reste à inventer ? Je n’en sais rien… »
Entre une défense à tout crin de notre Liberté et ce renoncement fataliste, il y a place pour un grand homme d’action. Nous espérons de tout notre coeur, que cet homme là sera notre président. Que BAYROU se sente très proche de cet homme là . Et qu’il se transcende au près des Français pour être l’élu du peuple Français dont nous avons tant besoin.

Maintenant que le contexte de l’évènement de 2002 est mieux connu ma question sur l’évolution de notre démographie a encore plus d’importance !
http://calveronis.blogspot.com/2006/11/la-gifle.html
De toujours l »humanite a vecu selon les utopies.
Maintenent il lui manque une. Et les religions ont occupe l’espace. Donons a la race humaine un religion nouvelle qui peut aderer les gens de toutes religions sans les renier. Cette religion ne peut etre qu L’HUMANISME. LA SEULE RELIGION QUI A LES RACINES DANS TOUTES LES RELIGIONS.
OK pour les utopies. Que les religions et l’Humanisme aient des valeurs semblables, tient au fait que c’est l’homme qui les invente.
Que l’Humanisme ait des racines dans toutes les autres, non! Il a des racines grecques et judéo-chrétienne, c’est tout. J’ai le sentiment que les protestants sont plus proches de l’ancien testament, tandis que les catholiques restent plus proches de la philosophie platonicienne et de la raison grecque fortement mâtinée des mystères du nouveau testament, qui l’ont fondée.
Que conserver de l’héritage humaniste ? S’il n’a pas empêché les guerres de religion entre catholiques et protestants; s’il a engendré le colonialisme et la traite des « nègres », et qu’après son apogée, au siècle des Lumières, il a encore produit 2 guerres mondiales et 2 totalitarismes; c’est que l’universalisme de l’Humanisme n’est pas ce bienfait que nous croyons. Sa « Raison » butte sur des sacrés très différents, dès qu’on glisse d’une civilisation
Merci Michele c’esyt une vraie pledoirie pour l’humanisme